On s’aimait trop fort

On avait envahi nos corps et noyé les draps
On avait brisé les cages et poussé les murs
On avait soulevé les dunes et aspiré les embruns
On avait soif, on avait faim
On avait attrapé le ciel et repoussé l’horizon
On avait consumé tout l’air de la Terre
On a dû s’aimer trop fort
La lune rouge s’en souvient encore

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