Impromptitudes

Poésie ininterrompue

Vous trouverez ici des poèmes au fil de l'eau, des haikus photographiques ainsi que des soupirs cachés derrière les murmure des embruns.

PS : Ayons une pensée pour Éluard.

Haikus

Espoir
Futur imparfait
D’un passé décomposé
Naitre que demain

Les tourments de Magellan
Navigue au lointain
Andromède à mi-chemin
Une île au matin

Les traces de toi
Se sont effacées
Horizon des sentiments
Les traces de toi

Tortueuses
Des racines pleurent
Nos cœurs se trompent, se leurrent
Noisetier qui meurt

Tes jardins suspendus
La dragée haute
À tes jardins suspendus
Pointés sont mes pieds

Écorché
L'âme divague
Cent vagues, lame de fond
Défont de l'âme

Les murmures des embruns

  • Je n’ai à cœur, que de trouver grâce en son sein.
    Je n’ai de cœur, que celui qu’elle tiendra en ses mains.

  • « Your lips, my lips », apoapsis.

  • Il est des planètes où la brûlure du soleil n'est guère plus douce que celle de l'obscurité. Il est des fins de jours où l'on pleure car la lumière vous fuit, autant que l'on pleure car la lumière vaut nuit.
  • Je ne me suis pas égaré, j'ai très certainement abandonné des souffles à imaginer les serments utopiques des candides. Mais je le sais, je marche droit. Je suis encore de vos fidèles.
  • Se quitter
    Se manquer
    Se retrouver

  • 10.03.09

    C’était beau.

    Mais était-ce beau au point de devoir le crier au monde entier. Beau à vouloir chanter aux quatre coins de la nuit. Beau à pouvoir danser jusqu’au point du jour. Car ces yeux n’ont vu, ni nos cœurs se lier, ni nos mains s’enlacer.

  • Est-ce que je suis heureux ?

    Je connais des épisodes heureux.
  • Hier déjà, les saisons ne s’entendaient plus. Mais ils se murmuraient souvent des tendresses pour les lendemains.

    Hier, il faisait jour, tous les jours.

  • Je n'en peux plus de cette tête qui panse.
  • Les étoiles me semblent un peu lointaines aujourd'hui.
  • Quand est venu le trop plein
    Je m'en suis remis au temps
    Mais lorsque le vide est venu
    Le temps s’en est allé, pour sombrer, s’abîmer
  • Ses yeux qui, s’ouvrant, ferment les miens.

  • L'encre coule, déserte le lit et laisse les terres arides.
    Les vallées se creusent. Les gorges se serrent et font jaillir les torrents larmoyants.
    Silence.
    Mais on ne retient pas. On contient.
    Explosion.
  • Dés jetés
    Des demi-mots
    Des idées, hauts
    Des bouts d’émoi

  • Et si je tombe; entre tes mains ce corps, étendu, est tenu.
    Et si je plonge; entre tes mains ce cœur, est pendu, retenu.
  • Vivement qu'on se couche; dans un monde jaune et bleu.
  • Tout mon corps a renoncé à résister.
    Tout mon cœur n'attend que d'y succomber.
  • Et si aux parenthèses, aussi belles soient-elles, nous nous risquions à des accolades insensées mais qui jamais ne se ferment ?

  • Je n'ai qu'un coin dans ma tête
    Je n'ai qu'un creux dans mon cœur
  • Est-ce que les émotions se figent sur l'horizon des sentiments ?
  • Sans fond, l'âme divague.
    Cent vagues, la lame de fond.
  • Le train est direct, sans périphrases.
    Et les mots viennent sans crier gare.
  • Je pense à toi.

  • Je t'aimais, je l'aime et je t'aimerai.
  • Hémorragie
    Vent solaire
    Avalanche
    Et tsunami

    Rien n’emporte au loin ton nom
  • Personne n'a eu le temps de lui dire qu'il courait trop vite, bien plus vite que le bonheur.
  • Le berceau des larmes est le lit de tous les doutes.

  • Trois fois mon cœur s'est brisé en trois
  • Il ne sait plus quand il est devenu vieux, mais il se souvient quand il s'est retrouvé, beau.
  • Fais à un homme la promesse d'éternité et cet homme vivra l'éternité et un jour.
  • Toi aussi tu as cette sensation étrange. Celle d'avoir été, ta vie durant, ce fameux funambule en équilibre sur une corde posée au sol ?
  • Comment peut on nager dans un océan de certitude et se laisser noyer ainsi par ses doutes ?
  • On peut tout acheter, sauf la seconde qui vient de s'écouler.
  • La nuit dépose sur nos corps nos tenues d'Eve.
    Des songes éveillés nous ébranlent.
    Et alors que nos peaux s'embrasent,
    Un cri vient déchirer l'obscurité.
    Les amants ont survécu à l'ivresse.
    Pour combien de temps ?
  • Est-ce que mes larmes pourront effacer la sécheresse de tes mots ?
  • Je n'avais pas vu la poésie, je l'ai laissé sombrer.

    Au plus profond des abysses de mon être, elle attend.

    Quelques demi-mots, des regards asynchrones, des gestes retenus, des perspectives qui effacent l'horizon; et la poésie vient frapper à nouveau au rythme du ressac.
  • Si je succombe à une overdose de rêves, merci de ne pas me réanimer.
  • Toi aussi tu es tombé amoureux suite à un croche-patte.
  • Se sentir humain, c'est se rendre compte que l'on peut se laisser dépasser par ses sentiments. Même dans un contre-la-montre.
  • Est-ce qu'un positron est toujours de bonne humeur ?
  • Je suis un vase sans communiquant.
  • Préférez le cyanure à l'ennui.
  • Si j’étais une plante, je serai de celles qui grimpent le long des murs, pour aller voir comment c’est de l’autre côté.